Vie de l'Agglo

Le logement social s’invite au premier conseil de l’année

Le conseil communautaire s’est tenu jeudi soir, 25 janvier. La lecture de la programmation des logements sociaux sur le territoire a fait l’objet d’un débat entre élus.

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Dans son programme local de l’habitat, l’Agglo veut renforcer le parcours résidentiel et la mixité sociale sur le territoire. Cela passe par le développement de logements locatifs. A ce titre, la construction de 114 logements sociaux par an est prévue entre 2020 et 2026 : 23 en location très sociale (PLAI), 47 en location sociale (PLUS), 24 en location intermédiaire (PLS), et 20 en location-accession (PSLA). Pour 2023, 10 projets ont été proposés par les bailleurs pour la construction de 208 nouveaux logements sociaux, donc au-delà des objectifs fixés.

Parmi les programmes prévus, 10 logements PLAI, 23 PLUS et 28 locations intermédiaires sont prévus à Val-de-Reuil, ce qui a fait réagir les élus de la ville. « Ces logements accueilleront la partie de la population la plus en difficulté. Val-de-Reuil en est abondamment pourvu. Le nombre et la proportion de PLAI non pas sur une opération mais sur plusieurs années soulèvent notre colère, s’indigne Jean-Jacques Coquelet. On ne peut nous demander d’être solidaire en accueillant toujours plus de personnes à mobilité réduite ou de familles monoparentales, sans nous laisser la possibilité d’accueillir aussi les salariés qui travaillent dans les entreprises qui s’implantent sur notre commune ou les usagers des équipements sportifs et culturels dont nous sommes pourvus. »

Anne Terlez, vice-présidente à l’Habitat s’est défendu, assurant qu’il avait « une vision des locataires des PLAI erronée. Le revenu fiscal de référence d’une famille avec 3 enfants est de 28 404 € ce qui signifie que les deux parents travaillent. Si nous proposons à ces familles un logement PLS, leur loyer sera supérieur de 100 à 150 € ; une somme qui aurait pu être utilisée pour leurs loisirs, les activités sportives, pour partir en vacances ou simplement boucler leur budget. Il est faux aussi de dire que Val-de-Reuil n’a pas été concerté. Il n’y a pas un seul projet qui ne soit discuté avec la commune. Les élus de la commune sont invités par tous les moyens » a-t-elle rétorqué.

« Nous voudrions juste devenir une ville normale, lui a répondu Fadilla Benamara, élue de Val-de-Reuil. Nous sommes partis de 93% de logements sociaux, pour arriver à 52% aujourd’hui. On sait d’où on part mais on sait où on veut aller. On veut enfin être « bankable », juste rétablir la balance. »

Bernard Leroy a calmé le débat, précisant que « nous partageons tous la nécessité d’avoir une mixité sociale beaucoup plus grande à Val-de-Reuil. Depuis le 1er jour, je souhaite que les gens qui travaillent sur le territoire puissent habiter le territoire. Le premier acte qui a été pris dans cette enceinte, c’est le 3e plan de rénovation urbaine, dans lequel il a été décidé que les PLAI détruits à VDR seraient reconstruits ailleurs en grande partie. Aujourd’hui 18 communes accueillent des logements sociaux. Par ailleurs, le 10 mars 2022 avec le préfet Filippini, il avait été acté de construire 350 PLS (location intermédiaire, donc des logements plus haut de gamme) sur Val-de-Reuil alors qu’il y en avait peu avant. En 2023, on constate que 192 logements PLS ont été construits en seulement un an. »

Si le logement social fait débat, Hervé Gamblin, maire de Vraiville, a montré qu’il était pour. « A Vraiville, 70% de la population pourrait prétendre à un logement social mais les bailleurs nous délaissent. Si l’Agglo veut nous accompagner dans le projet de faire construire des logements sociaux sur notre commune, nous sommes pour. »

La délibération n’appelait pas de vote.

Relance du C2D

Le conseil de développement durable (C2D) est relancé. Cette instance de démocratie participative regroupe des citoyens volontaires, représentants des milieux économiques, sociaux, culturels, environnementaux dont le rôle est consultatif. En conseil, les élus ont désigné un président, Christophe Deboos, qui aura la charge dans les prochaines semaines de proposer une composition et un fonctionnement.

Près de 300 000 € de fonds de concours

L’Agglo va verser 299 892 € sous la forme de fonds de concours pour accompagner les communes dans leurs projets.

  • Alizay : 180 125 € : remplacement du dôme de la toiture du gymnase et extension garderie périscolaire
  • Amfreville-sous-les-Monts : 612 € : remplacement des extincteurs
  • Andé : 8 388 € : installation de la fibre, relevés de concession du cimetière, défense incendie
  • Autheuil-Authouillet : 4 030 € : bornes incendie
  • Les Damps : 43 665 € : remplacement de la barrière du pont, mobilier urbain, panneau d’affichage numérique, effacement des réseaux aériens, sécurisation de la rue des Peupliers, défense incendie
  • Fontaine-Bellenger : 16 986 € : rénovation mairie, travaux église, changement de chaudière, armoire frigorifique, numérotation des voies de la commune
  • Porte-de-Seine : 42 800 € : aménagement de 3 appartements
  • Quatremare : 2 140 € : remplacement porte de la salle des fêtes
  • Poses : 1 146 € : restauration d’une statue de l’église

 

Le festival Les Embarqués sur 2 jours

Le festival Les Embarqués aura lieu du 6 au 16 juin. Nouveauté de cette année, il animera le parc de Léry-Poses pendant 2 jours contre une journée auparavant (les 15 et 16 juin). Il sera précédé des Escales, les spectacles de rue conviviaux et familiaux, dans 10 communes du territoire, à partir du 6 juin.

Une salle multisports à Courcelles

Le local devenant trop exigu pour faire face à toutes les demandes, l’Agglo fait construire une nouvelle salle de sport de 400 m2 à Courcelles-sur-Seine. Elle pourra accueillir les associations sportives et sera mise à disposition de l’école et du centre de loisirs. L’investissement s’élève à 1,2 M€, en plus de la maîtrise d’œuvre (75 600 €). Le choix des entreprises a été arrêté par les élus. Des subventions seront demandées à l’Etat, la Région et le Département

 

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