Ca y est. Cette petite boutique que vous rêvez d’ouvrir depuis des mois, vous vous décidez enfin à sauter le pas. Mais par où commencer ? L’emplacement, trouver des subventions, apprendre la gestion d’un commerce ?
Pour répondre à toutes ces questions essentielles liées à la création, au développement ou la reprise d’un commerce, il suffisait de se rendre au salon Mon commerce en Seine-Eure, au Hub Expo & Congrès. Là, tous les professionnels partenaires des commerçants y étaient rassemblés, le temps d’une soirée. A l’extérieur, le bus de d’entrepreneuriat de BPI France, était plus particulièrement destiné à renseigner les porteurs de projet des quartiers prioritaires sur les aides possibles à la création de leur activité.
Jean Marcellus est venu de Gaillon pour assister au salon. « Je viens de créer mon entreprise. Je me pose évidemment des dizaines de questions. Je me suis inscrit à tous les ateliers proposés, comme les grandes étapes de la création d’entreprise, les bons appuis du parcours de l’entrepreneur et même l’économie sociale et solidaire » confie le nouvel entrepreneur.
Un secteur tendu
Entre deux ateliers, il s’arrête sur les stands. Celui de l’ADN (Agence de Développement de Normandie) se présente comme le « guichet unique pour le développement de l’entreprise. Nous pouvons accompagner la transmission, mais aussi la décarbonation, l’innovation, l’export, le changement de matériel » explique Lucie Latour, chargée d’affaires entreprises.
Pour les commerçants-artisans, deux types d’aides peuvent être un déclencheur : Impulsion Proximité et Impulsion Transition. Car le secteur du commerce est tendu. « Il s’agit d’une tension due à la conjoncture actuelle. A cela s’ajoute l’âge des commerçants, et des entrepreneurs d’une manière générale. Beaucoup arrivent à l’âge de la retraite et s’inquiètent de la reprise de leur commerce. Nous essayons de les accompagner au mieux et tentons de trouver des solutions avec eux. Les aides financières en sont une notamment » poursuit la jeune femme.
La création d’entreprise n’a pas dit son dernier mot
Au Crédit Agricole Normandie-Seine, on se veut optimiste. Les commerçants-artisans et petites entreprises (moins de 5 M€ de CA) représentent 50% de la clientèle professionnelle. « Depuis le Covid, les cafés, hôtels, restaurants et le BTP rencontrent davantage de difficultés. Mais nous ne sentons pas de recul sur la création d’entreprise. C’est encourageant et nous apportons notre aide à ces porteurs de projet » indiquent Alicia Lefebvre, directrice adjointe du pôle professionnel et agricole et Benjamin Hébert, chargé d’affaires des professionnels.
Installés à Louviers, ils estiment aussi que leur rôle est d’être présent aux événements organisés sur le territoire. Ce salon en fait partie.
Se poser les bonnes questions
Il en est de même pour Clémence Girard, agent général Allianz, installée rue du Maréchal Foch, à Louviers. « Il existe à Louviers en particulier, une vraie dynamique commerciale. L’association de commerçants fonctionne bien. Il y a de l’entraide entre commerçants. Nous nous inscrivons dans ce mouvement. Nous sommes un commerce parmi tous les autres » confie-t-elle.
Un commerce auquel on ne pense pas en premier quand on ouvre une boutique. « Et pourtant, la question de l’assurance est importante. Dois-je assurer le local ou la marchandise ? Suis-je obligé de prendre une mutuelle pour mes salariés ? Et la prévoyance en cas de pépin ? Ce type de salon est intéressant car il nous donne de la visibilité et les visiteurs prennent le temps de nous poser quelques questions, que nous pourrons affiner plus tard en agence » indique Clémence Girard. Près de 70 visiteurs ont fréquenté le salon et une quarantaine ont assisté aux ateliers.