Habitat

La villa Serena : la construction au naturel

3 F Normanvie construit à Val-de-Reuil 105 logements sociaux bas carbone. Entièrement en bois, la villa Serena répond aux objectifs de décarbonation du territoire. La première pièce bois a été posée mardi 26 août.

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Pas de truelle ni de ciment pour cette cérémonie de « première pierre », mais un maillet et une pièce en bois que les élus, autour du maire Marc-Antoine Jamet, ont enfoncé avec énergie dans une grosse poutre.

Face à la gare, chaussée des Berges, 3F Normanvie fait construire par Bouygues Bâtiment Grand Ouest (BBGO) 3 bâtiments en bois. « Bouygues est historiquement une entreprise de béton. Nous nous sommes associés à un bailleur et une ville pour réussir ce projet. Nous avons déployé un plan de formation, trouver des compétences locales et du bois français (Vendée et est de la France) » présente Rémi Ronsin, directeur général de BBGO.

Dessinés par l’architecte Christophe Bidault, les 3 bâtiments de 4 niveaux, en zone inondable, près d’une zone humide, sont construits sur pilotis et font face à une grande prairie qui sépare les logements de l’Eure. Des cheminements et des jardins en écopâturage accentueront l’impression de vivre au milieu de la nature.

De faibles factures énergétiques pour les locataires

« Le bois comme solution de construction présente le double avantage de mobiliser très peu d’énergie fossile et de constituer un puits de carbone. Nous économisons 3 000 m3 de béton par rapport à un projet classique. Ces bâtiments en bois stockent plus de carbone que nous aurions dû en consommer avec une construction béton traditionnelle (1060 T contre 800 T). Non seulement nous respectons le seuil de la réglementation environnement RE 2020 pour l’indicateur carbone mais nous le dépassons de 350% pour l’indicateur énergétique » souligne Cédric Lefevre, directeur de 3F Normanvie.

Mais c’est surtout pour les futurs locataires que cette construction innovante est intéressante. Grâce à l’isolation des bâtiments et la chaudière collective à copeaux bois, les charges ne devraient pas dépasser 583 € par logement et par an, en moyenne, pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, soit deux fois moins qu’une facture dans un bâtiment actuel performant. Les 105 logements, du T2 au T4, accueilleront une population diversifiée, des étudiants aux personnes âgées et jeunes couples salariés, à partir du 2e semestre 2027. « La villa Serena répond à la fois à la politique de décarbonation de l’Agglo Seine-Eure et aux besoins en logements du programme local de l’habitat 4 » se réjouit François Charlier, vice-président à l’aménagement, à l’Agglo Seine-Eure.

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