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Agrolab : le thermomètre de l’environnement

A Heudebouville, Agrolab construit actuellement son premier laboratoire d’analyse de sol, d’air et d’eau. Une première pour l’entreprise familiale allemande. Entretien avec Patrick Merland, directeur d’Agrolab France.

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Quelles sont les missions d’Agrolab ?

Agrolab analyse des échantillons de sol, d’air et d’eau principalement pour s’assurer que la teneur en polluants est conforme aux normes en vigueur. Nous sommes un peu le thermomètre de l’environnement. Agrolab est un groupe familial allemand, créé par Paul Wimmer en 1986. Il est encore aujourd’hui à la tête de l’entreprise qui compte plus de 30 établissements dans toute l’Europe et 3 000 collaborateurs. En France, Agrolab emploie déjà 30 personnes à Dijon, siège historique des activités environnementales françaises.

Pourquoi construire un laboratoire à Heudebouville ?

Les analyses françaises sont effectuées aux Pays Bas, tout comme celles de la Belgique, de l’Espagne et du Portugal. Le nombre d’échantillons provenant de France est de plus en plus important et justifiait l’implantation d’un nouveau laboratoire. Nous le voulions proche de la région parisienne qui concentre un grand nombre de travaux et donc d’analyses, et qui est une plateforme recevant des échantillons de la France entière. Heudebouville est au coeur de la vallée de la Seine, où sont implantées d’importantes entreprises industrielles. Le tissu industriel de l’Agglo Seine-Eure est également riche.

Ce laboratoire a-t-il des particularités ?

Nous construisons actuellement un laboratoire de 4 000 m2 sur un terrain de 15000 m2. Le chantier a démarré en septembre dernier, sur Ecoparc 3. Ce sera un bâtiment signature pour Paul Wimmer ; la quintessence de toutes les technologies et des meilleures pratiques d’Agrolab depuis 40 ans en matières d’analyses environnementales. Ce sera le navire-amiral qui servira de modèle aux futurs laboratoires. Il s’agira d’un outil de production très efficace, capable de traiter des milliers d’échantillons par jour. Ce projet représente bien plus qu’un investissement industriel: c’est un engagement concret pour le territoire, pour l’environnement, et pour nos futurs collaborateurs. Nous sommes fiers d’ouvrir ce nouveau chapitre en Normandie.

Comment l’Agglomération vous a-t-elle accompagné ?

Elle nous a trouvé le terrain, sur Ecoparc 3 et a mis en place une cellule pour trouver nos futurs employés en collaboration avec France Travail. Nous nous sommes sentis pris en main. Il y a sur l’Agglo une réelle volonté d’accueillir de nouvelles entreprises. Le laboratoire devrait ouvrir au 2e semestre 2026 et recruter 150 collaborateurs à horizon 2028.

 

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