Le château de Gaillon, un projet d’envergure nationale pour le territoire

Afin de rendre vie à ce chef d'oeuvre, et de le partager avec tous les publics, l'Agglomération Seine-Eure s'est donné pour mission de conduire un vaste programme de développement du château et des jardins, en partenariat avec l'Etat, la Région Normandie, le Département de l'Eure, et les communes de Gaillon et Val d'Hazey.

Le château de Gaillon, classé Monument Historique, est un site patrimonial majeur situé sur le territoire de l’Agglomération Seine-Eure. Il est un excellent témoin de l’évolution d’une architecture passant d’un statut militaire à un statut de palais résidentiel et d’agrément.

 

Le pôle castral de Gaillon est un site remarquable par son ampleur et le style Renaissance précoce puis classique qui le caractérise (du 16e au 18e s.). En tant que château-clé parmi le réseau des châteaux de la Vallée de la Seine, idéalement situé entre Rouen et Paris, Gaillon représente un enjeu considérable pour le territoire Seine-Eure tant en terme de tourisme que d’attractivité nationale pour le territoire.

Petit retour en arrière

Classé parmi les premiers monuments historiques en 1862, le château de Gaillon est la première œuvre architecturale d’ampleur qui a introduit la Renaissance italienne en France.

Forteresse disputée entre les rois Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste, vendu par Saint-Louis aux archevêques de Rouen, le château de Gaillon est un patrimoine emblématique de la vallée de Seine et de la Normandie.

C’est le cardinal Georges d’Amboise – archevêque de Rouen et premier ministre du roi Louis XII – qui au tout début du XVIe siècle, marqué par le renouveau artistique qu’il découvre lors des guerres d’Italie, fait de Gaillon le premier château de la Renaissance en France.

Accompagné de jardins remarquables, le château est enrichi au XVIIe siècle d’une orangerie par l’architecte Jules Hardouin-Mansard et d’un parc tracé par le jardinier Le Nôtre.

Le domaine est démembré après la Révolution française et le château en partie détruit. Transformé en prison sur ordre de Napoléon Ier, il est largement reconstruit au XIXe siècle. Occupé par l’armée au début du XXe siècle le château est ensuite revendu à des propriétaires privés qui ne pourront l’entretenir.

Finalement exproprié par l’État en 1975, il fait l’objet de travaux de sauvegarde pendant quarante ans. L’emprise des jardins est sauvegardée par acquisitions des communes de Gaillon et d’Aubevoye. Mais l’ensemble est aujourd’hui sans affectation générale et reste complètement à restaurer et aménager.

Et aujourd’hui, quel avenir pour ce château ?

Afin de rendre vie à ce chef d’œuvre, et de le partager avec tous les publics, l’Agglomération Seine-Eure s’est donné pour mission de conduire un vaste programme de développement du château et des jardins, en partenariat avec l’Etat, la Région Normandie, le Département de l’Eure, et les communes de Gaillon et Val d’Hazey.

L’objectif est que progressivement chaque bâtiment soit en mesure d’accueillir une activité, avec par exemple : le conservatoire de musique et de théâtre d’agglomération, un centre d’accueil touristique, un parcours muséographique et de médiation, un centre de séminaire, un auditorium, des salles de réception et d’événementiel, des espaces professionnels …

Le projet appréhende dans leur globalité le château et les jardins.

Il a pour ambition de :

  • reconnecter cet ensemble à son territoire : centres bourgs de Gaillon et Val d’Hazey, infrastructures de mobilité (gare, voies routières, chemins) et aussi à son environnement naturel et paysagé.
  • reconnecter aux publics : développement d’activités publiques et associatives, accueil touristique, activités professionnelles et privées, pratiques libres…
  • de connecter aux enjeux actuels afin de préparer son avenir et forger sa capacité de résilience : transitions écologiques, numériques, sociales.

Ce projet de renaissance et de revitalisation du château de Gaillon, estimé à 54M€, est décliné en plusieurs phases programmées sur plus d’une dizaine d’années. Celles-ci permettront progressivement de restaurer ce patrimoine exceptionnel et d’en rendre la beauté et l’usage à notre société.