Culture

René Cobert : la Grande Guerre racontée par un Pistrien

En 2018, le Pôle archives avait lancé un appel aux habitants du territoire Seine-Eure pour recueillir documents et objets relatifs à la Première Guerre mondiale. Cette opération avait permis de rassembler de nombreux témoignages sur ce conflit dont un journal de guerre tenu de 1917 à 1919 par un habitant de Pîtres : René Cobert.  

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René Raymond Cobert est né le 23 septembre 1894 à Pîtres, où il grandit, s’établit comme serrurier, se marie en janvier 1920 et finit ses jours en février 1980. Mobilisé le 19 décembre 1914 dans l’infanterie, il connaît l’enfer des tranchées et est blessé en septembre 1916 par un éclat d’obus. En août 1917, il rejoint l’Armée d’Orient : il part alors pour deux ans de campagne, principalement en Serbie et en Bulgarie, qu’il raconte presque quotidiennement dans son journal et au travers des cartes postales qu’il envoie à sa famille. Il sera finalement démobilisé le 8 septembre 1919.

Dans le cadre des commémorations de l’armistice du 11 novembre 1918, c’est une version numérique des écrits de René Cobert qui vous est proposée : https://view.genial.ly/5e7a41f1f9dc210d8ad29463. En effet, ses petits-enfants ont prêté son journal et ses cartes postales au Pôle archives où ils ont été numérisés et fait l’objet d’un travail minutieux de transcription et de valorisation. Plongez dans le quotidien de ce Poilu de notre territoire, feuilletez son journal, consultez des informations complémentaires sur le Front d’Orient…

René Cobert nous raconte sa vie de soldat, les marches forcées, les combats, mais aussi les privations, l’éloignement et son vœu le plus cher : rentrer chez lui retrouver ses proches. Il nous livre un témoignage poignant de la vie d’un Poilu sur le front d’Orient, aussi appelé front des Balkans, qui fut le théâtre de durs combats, certes moins connus que Verdun ou le Chemin des Dames, mais tout aussi meurtriers.