Communauté d'agglomération Seine-Eure

Succès des Rencontres Entreprendre avec l’Afrique

5-10-18

Les Rencontres Entreprendre avec l’Afrique tiennent leurs promesses. Jeudi à l’Arsenal de Val-de-Reuil, vendredi à La Filature à Louviers, chefs d’entreprises, porteurs de projet, associations, spécialistes français et africains se sont retrouvés autour d’un thème fédérateur « Nourrir le monde, une ambition partagée ».


Bernard Leroy, président de l'Agglo Seine-Eure
Bernard Leroy, président de l'Agglo Seine-Eure
« Le territoire Seine-Eure compte  environ 2 000 entreprises, qui exportent 80 à 98% de leur production. Elles ont une aptitude toute particulière à s’ouvrir au monde. »
Bernard Leroy, président de l’Agglomération Seine-Eure a accueilli, au côté d’Hubert Zoutu président de l’association Entreprendre avec l’Afrique et Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Economistes et grand témoin des Rencontres, 150 participants jeudi, à l’Arsenal de Val-de-Reuil, 100 aujourd’hui à La Filature à Louviers. Cinq tables rondes, animées par Rebecca Armstrong, ont nourri les réflexions de cette 3e édition : produire et distribuer ensemble sera bel et bien le défi des prochaines années.

Kabiné Komara, ancien premier ministre de Guinée
Kabiné Komara, ancien premier ministre de Guinée
« Il y a une prise de conscience de plus en plus importante de la part des entreprises françaises d’aller investir en Afrique. Les acteurs se diversifient énormément, avec l’arrivée des Indiens, Vietnamiens, Brésiliens, et même Marocains » note Kabiné Komara, ancien premier ministre de la république de Guinée. La France a une carte à jouer car elle a la connaissance du terrain, la langue. Il faut mettre ces atouts à profit. »

Pour lui, les entreprises doivent être accompagnées par les collectivités et les structures de coopération décentralisée. Comme c’est le cas avec l’Agglomération Seine-Eure.  Le partenariat public-privé peut notamment favoriser les petits producteurs, ceux qui possèdent un à trois hectares de terre. « Cela leur permettrait de se développer, que les échanges profitent à chacun » poursuit l’ancien premier ministre.

 

L’avenir de l’Afrique passe par la jeunesse

Victorien Tixier, fondateur de The Seed Project
Victorien Tixier, fondateur de The Seed Project
Victorien Tixier, co-fondateur de The Seed Project, a précisément cette philosophie. La structure qu’il a créée avec 5 autres étudiants d’HEC comme lui, de Sciences Po et de Centrale visent à mettre en relation des producteurs agricoles africains rencontrant une problématique avec des starts-up innovantes proposant une solution, généralement digitale.

« Nous avons rencontré des agriculteurs de Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Kenya, des entrepreneurs locaux, pour comprendre à quel type de problématiques ils sont confrontés. Puis nous avons retenu 50 start-up de nombreux pays du monde qui pouvaient apporter une réponse aux problèmes rencontrés sur le terrain. Notre rôle est de les mettre en relation » explique Victorien Tixier.

Avec l’AFDI (agriculteurs français et développement international), Seed Project a identifié deux coopératives les plus aptes à tester certaines technologies : l’une travaille le cacao, en Côte d’Ivoire et l’autre la pomme de terre, en Guinée. « Les jeunes agriculteurs africains peuvent accéder aux technologies du digital. Ils y sont tout à fait ouverts » affirme Victorien Tixier.

Avec Julien Cuvelier, également co-fondateur de The Seed Project, ils ont suivi toutes les tables rondes des Rencontres, ont distribué leur carte de visite. « Nous sommes là pour monter en compétences sur des sujets sur lesquels nous ne sommes pas des spécialistes, poursuit-il.  C’est un honneur de pouvoir présenter notre projet ici. En 2 jours, nous avons fait beaucoup de  rencontres, pris des contacts avec des appuis locaux. Cela nous fait gagner beaucoup de temps. »
 

… et par les femmes !

Annette Nseke croit aussi au pouvoir des femmes et l’a clairement dit lors d’une des tables rondes. Ingénieur qualité, créatrice d’une société d’assistance informatique aux entreprises en région parisienne, possède également 50 hectares de terre au Cameroun.

Elle veut y pratiquer une agriculture bio et est venue trouver des réponses aux Rencontres. Pour elle, les femmes perdent une trop grande qualité de leur production par manque de matériel adéquat. « Je souhaite leur apporter une aide sur leur petite exploitation, d’abord en les incitant à épouser les pratiques bio, puis par une aide à la récolte et enfin en transmettant leur production au centre de transformation où là aussi, elles pourraient travailler » explique l’entrepreneure.

Christian Mion, ingénieur et auditeur-consultant a souligné l’importance de la femme au niveau local. « La femme fait rentrer l’argent à la maison alors que l’homme le fait plutôt sortir » constate-t-il sous les rires et les applaudissements des femmes.
 

Vers une quatrième édition ?

Aujourd’hui, une session B to B a permis de mettre en relation 5 entreprises françaises et africaines qui ont pu rencontrer une trentaine d’entreprises pour, peut-être, de futurs échanges commerciaux.
« Pendant ces 2 jours, nous avons posé des fondations solides. A nous maintenant de voir comment donner plus d’opportunités aux entreprises, comment aider les start-up à prendre leur envol » conclut Bernard Leroy.

Les Rencontres Entreprendre avec l’Afrique réunissent des pionniers, audacieux. « Les Rencontres, c’est une sorte d’incubateur de projets. Nous devons maintenant passer un nouveau palier : y associer de jeunes leaders mais aussi l’enseignement supérieur » annonce François-Xavier Priollaud qui lance ainsi un appel aux grandes écoles.

Hubert Zoutu est un président heureux : des échanges riches, une salle intéressée, la venue de la sous-préfète Anne Frackowiak-Jacobs, de belles personnalités, la perspective d’une nouvelle édition, des échanges entre entreprises placées sous les meilleurs auspices, les Rencontres Entreprendre avec l’Afrique sont sur de bons rails.

« Pour sauter le pas, les Rencontres doivent devenir l’évènement France-Afrique le plus important en France, insiste Jean-Hervé Lorenzi, grand témoin de ces Rencontres. Il nous faut des alliés politiques, économiques et universitaires. » Les jalons sont posés.
 





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