Communauté d'agglomération Seine-Eure

Les automnales, pour tout savoir des champignons

14-10-16

Toute la semaine, les mycologues des Automnales ont organisé deux cueillettes de champignons quotidiennes. Pas pour remplir les estomacs mais pour reconnaître les comestibles des mortels.


Une fois de plus, les cueillettes des Automnales, au château de Martot, ont eu un gros succès.
Deux fois par jour, deux groupes d’une douzaine de personnes sont partis dans les bois et forêts (principalement la forêt de Bord) pour aller cueillir des champignons.
Pas besoin d’avoir des connaissances en mycologie. Le but est justement de tout ramener, de tout mettre sur la table, pour que les mycologues de la société mycologique de France, de l’ADN Boucles de Seine (Association Activités Découvertes Nature) et de l’Aren (Agence régionale de l’environnement de Normandie) apprennent à reconnaître les bons des mauvais.
Loïc Gélard, Daniel Depinay et Alain Delannoy accueillent les groupes et distillent leurs connaissances avec simplicité et humour. Alain Delannoy attrape une amanite rougissante « à ne pas confondre avec l’amanite panthère. La première est comestible bien cuit, la seconde, avec des squames blanches est toxique » précise le mycologue.
Une participante à la cueillette en profite pour expliquer pourquoi l’amanite tue-mouche porte si bien son nom. Quant à l’amanite vireuse, elle est tout simplement mortelle. « Les symptômes n’apparaissent que 12 à 24h après l’ingestion. Le poison attaque les reins, le foie. Au pire, on en meurt. Au mieux, on reste sous dialyse le reste de sa vie » prévient le mycologue.
 

Bons hier, mauvais aujourd’hui

Les comparaisons se poursuivent. Le mycologue apprend à reconnaître le coprin pie (car noir et blanc) du coprin noir d’encre, avec lequel on pouvait écrire auparavant. « A ne surtout pas manger avec de l’alcool, insiste Alain Delannoy. Ca provoque des hallucinations terribles. A tel point que les hôpitaux en donnaient aux alcooliques, en poudre dans une bouteille de cidre, pour les inciter à arrêter de boire ».
L’intérêt des Automnales est aussi de se tenir informé des dernières infos mycologiques. « Quatre champignons ont été retirés du marché depuis le mois d’août car ils provoquent des troubles digestifs sévères » annonce Loïc Gélard.
Il s’agit du bolet granulé, de la russule olivacée, de l’armillaire couleur de miel et du lentin du chêne. Un arrêté de l’Etat suspend pour un an leur mise sur le marché, qu’ils soient à l’état frais, en vrac ou préemballés.
« Si vous voulez apprendre les champignons, apprenez à reconnaître les mauvais ou entourez-vous de connaisseurs » résume Alain Delannoy.
C’est en effet plus sage. Il existe 4 000 espèces de champignons en Haute-Normandie, 8 à 10 000 en Normandie, soit un tiers des espèces que l’on trouve en France métropolitaine. 





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