Communauté d'agglomération Seine-Eure

L’Agglo veut créer un circuit court

14-03-17

Et si les pommes de terre de Surville étaient utilisées par un restaurateur de Louviers ? Et si les œufs bio de Quatremare ou les pommes du Mesnil-Jourdain étaient vendus dans un commerce du Vaudreuil ? C’est tout l’objet de l’Eductour organisé lundi 13 mars par l’Agglo et la chambre d’agriculture : la création d’un circuit court.


Lundi, à l’invitation de l’Agglo Seine-Eure et de la Chambre d’agriculture de l’Eure, une trentaine de producteurs, commerçants, restaurateurs et partenaires se sont pressés dans le bus qui les attendaient devant l’Agglo. Direction le site de production de pommes de terre de Pascal Mauger, à Surville ; puis l’élevage de poules pondeuses de Benoit Langlois à Quatremare, avant  de découvrir le verger d’Isabelle Bareix au Mesnil-Jourdain.

Cet Eductour était la première action visant à constituer un réseau de producteurs locaux, commerçants et artisans de bouche sur le territoire de l’Agglo.
« L’Agglomération et la chambre d’agriculture souhaitent promouvoir les produits du terroir au travers des commerces de proximité » rappelle Jean-Yves Calais, président de la commission tourisme, commerce et artisanat. Cette action entre dans le cadre du dispositif OCM (Opération Collective de Modernisation).
Les premières réflexions datent de deux ans. Une phase d’études et d’enquêtes menée en 2014-2015 a permis de repérer les producteurs fermiers, commerces et artisans de bouche intéressés par la démarche.
« Leur motivation sont nombreuses : valoriser le territoire, les savoir-faire locaux, la qualité des produits, créer du lien de proximité, être reconnu comme un maillon de l’économie locale » résume Colombe Rabourg, de la chambre d’Agriculture.
Pour les producteurs, la création d’un circuit court, c’est l’opportunité de nouveaux débouchés, la création de valeur ajoutée. Pour les commerçants et restaurateurs, c’est la possibilité de connaître l’offre locale, d’être approvisionné rapidement et facilement.

Un présentoir chez les commerçants

La mise en relation de ces professionnels pourra prendre diverses formes.
« Nous allons structurer deux réseaux, l’un pour les acheteurs-revendeurs (les commerces), l’autre pour les métiers de bouche » suggère Charlotte Rajade de la chambre d'Agriculture.
Pour les commerçants, la création d’un présentoir spécialement dédié aux produits du terroir pourrait trouver place dans leurs points de vente. Un catalogue des produits disponibles sera édité, puis dans un second temps, une plateforme pour les commandes.
Un accompagnement et une animation du projet seront menés par l’Agglo et la chambre d’Agriculture. Pour les métiers de bouche, les tournées seront sans doute mutualisées pour optimiser la logistique et des engagements devront être pris de part et d’autre sur la fréquence d’achat, la qualité, le volume, les prix, la livraison…
« Pour que la création de ce réseau soit une réussite, différents facteurs doivent être réunis : le partage de valeurs et de règles de fonctionnement, une logistique optimisée, une gamme de produits diversifiée, une stratégie de communication, bref, la co-construction d’une démarche gagnant-gagnant » estiment les représentants de l’Agglo et de la chambre d’Agriculture.
 

Etre mieux identifié localement

« Les restaurateurs locaux nous connaissent encore mal, confie Isabelle Bareix, qui exploite 10 hectares de pommiers, un hectare de poiriers et un demi-hectare de fruits rouges. Ce réseau pourrait être le moyen de nouer de nouveaux contacts. »
Avec son conjoint, elle livre déjà certaines écoles et crèches. Approvisionner en même temps restaurateurs et commerçants en pommes, jus de pomme ou de poire est tout à fait envisageable !
Pascal Mauger commercialise 15% de sa production de pommes de terre localement. Une part qu’il souhaite la plus importante possible. « Savoir que son produit est utilisé par un restaurateur du coin est très valorisant » estime le producteur qui aime le contact que permet la vente directe avec le consommateur ou le restaurateur. « La vente locale assure une livraison plus régulière » apprécie-t-il également.
Même si les œufs bio de Benoit Langlois trouvent facilement acheteurs en vente directe (10%), chez les commerçants de la région (50%) et à Paris (40%), l’éleveur de volailles a quand même profité de l’éductour pour prendre contact avec un traiteur et un restaurateur intéressés par le bio.
« Augmenter les ventes localement est possible dans des proportions raisonnables. Après, il faudra faire un choix : réduire la tournée sur Paris ou agrandir l’exploitation ! » lance-t-il.
Cet Eductour a présenté l’avantage de découvrir de nouveaux produits, de nouvelles adresses que les commerçants et restaurateurs n’ont pas toujours le temps de chercher. Perrine Berton, qui gère le Petit Marché au Vaudreuil est ravie : la soupe de cresson, le jus de pommes pétillant et le jus de poire devraient trouver leur place dans les rayons de son magasin !
Pour l’instant, environ 70 produits ont été référencés comme pouvant potentiellement entrer dans le circuit local. Une réunion le 3 avril à l’Agglo doit permettre d’affiner la mise en relation acheteurs/fournisseurs locaux.





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